Jeudi 21 octobre 2010 4 21 /10 /Oct /2010 08:03

     A l'écoute d'une musique on peut entendre,sous-jacente, la mélodie de la mer, apaisante.

 

 

 

À L'ÉCOUTE… 

 

 

Les gouttes s'égrènent

                     carillonnent leur victoire

Aux fils de pluie pendent

                                 les trilles des oiseaux – lyres

               

                                 Un lent ressac somptueux

                                 chante sa monotonie

                                                        Évanescence infinie

                                                        de la mélopée des vagues

 

Coucher de soleil

                               point d'orgue à ce concert

Tendrement caressé par l'onde   

                                                        l'astre décline splendide

Les timbres s'évanouissent

                                et le murmure des vagues

s'empare de l'infini…

 

Silence apaisant de la nuit en mer

 

Envolée de carillons

                       martèlement lancinant

                      coups de butoir accablants

 

                      Mais au loin la douce plainte des vagues

Baume céleste au coeur de la douleur

 


Denise Doderisse

 

 

 

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Mercredi 20 octobre 2010 3 20 /10 /Oct /2010 06:49

Le mot "mariage" peut faire peur mais une signature "au bas du parchemin" peut-elle changer de profonds sentiments ? Au contraire de G.Brassens (La Non-Demande en Mariage), ma réponse est non.

Voici le texte dit au cours d'une cérémonie de mariage civil pour des amis qui ont passé 23 années de leur vie en compagnonnage. La "cérémonie" - suivie de sa complice, la signature - n'a en rien changé leurs sentiments respectifs mais a, sans conteste, laissé de très joyeux souvenirs à tous les participants.

 

 

Après tant d'années passées hors-la-loi

Pourquoi vouloir se fondre dans la loi ?

Après tant d'années à dire non non

Pourquoi dire oui oui à LA question ?

 

Napoléon vous aurait-il soufflé

Les mots qu'il avait déjà prononcés

A propos des gens que l'on dit de rien

Et qui veulent devenir gens de bien ?

 

" Les concubins se passent de la loi …"

Ah ! Ce bon début vous laissait narquois.

Mais tandis que le temps vite filait,

que les enfants au fil des jours croissaient,

 

Vous fûtes saisis, ô combien surpris,

d'avoir omis la deuxième partie :

" La loi se passe d'eux ". Alors perplexes,

Vous crûtes être des extra-terrestres.

 

Comment ? La Loi ne nous reconnaît pas !

C'est tout comme si nous n'existions pas !

Loi scélérate ! Elle sait nous trouver,

Et ne pas négliger de nous taxer !

 

Oui ! Dans nos meubles meublants et nos biens,

dur de trouver à qui çà appartient !

Certes ! Nous avons dédaigné la tontine,

oublié qui achetait les sardines !

 

Maintenant on s'aperçoit que l'Etat

va s'emparer - on s'en mordrait les doigts -

de nos achats - c'est résumé bien sûr -

Néanmoins, quelle grossière imposture !

 

Fort heureusement, on vous a aidés

à trouver la solution : vous marier !

Bref, la vie légale peut commencer

car notre ami Bruno va officier…               

 

 Denise Doderisse

 

 

*tontine : (droit) Association de personnes qui mettent leur capital en commun pour jouir  d'une rente viagère; cette rente elle-même (reportée, à chaque décès, sur l'ensemble des survivants)- Le Petit ROBERT -

 

 

 

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Mardi 19 octobre 2010 2 19 /10 /Oct /2010 06:29

Quelle que soit la formule, quand surgit ce que tout un chacun nomme l'amour , on s'associe.Mais pour que cette "association" perdure, une certaine prise de la conscience de l'autre est nécessaire, voire indispensable ! 

 

Khalil Gibran a exprimé cette nécessité avec tolérance et bonté, de façon si poétique qu'on ne peut que rêver sur ces images et méditer sur le contenu de cette prose poétique.

 

 

Qu'en est-il du Mariage ?

 

 

Vous êtes nés ensemble, et ensemble vous resterez pour toujours.

Vous serez ensemble quand les blanches ailes de la mort dissiperont vos jours.

 

Mais laissez des espaces au sein de votre union.

Laissez les vents du ciel danser entre vous.

 

 Aimez-vous l'un l'autre, mais ne faites pas de l'amour une chaîne.

Laissez-le plutôt être une mer dansant entre les rivages de vos âmes.

 

Emplissez chacun la coupe de l'autre, mais ne buvez pas à la même coupe

Donnez-vous du pain l'un à l'autre mais ne mordez pas dans le même morceau.

 

Chantez et dansez ensemble, soyez joyeux, mais laissez chacun de vous être seul

Comme les cordes du luth sont seules alors qu'elles vibrent de la même harmonie.

 

Donnez vos cœurs, mais pas à la garde l'un de l'autre

Car la vie seule peut contenir vos cœurs dans sa main.

 

Restez l'un avec l'autre, mais pas trop près l'un de l'autre

Car les piliers du temple se tiennent à distance

Et le chêne et le cyprès ne poussent pas à l'ombre l'un de l'autre.

 


Extrait de " Le Prophète " de Khalil Gibran , Poète libanais ( 1883-1910 )  

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Lundi 18 octobre 2010 1 18 /10 /Oct /2010 07:27

Quatre lignes : l'essentiel me semble dit.

 

 

 

Si fragile est le cœur

Espace étroit enchâssé

des opales de la pensée

 

S'y poser d'un pas léger de fée

 

 

Denise Doderisse

 

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Dimanche 17 octobre 2010 7 17 /10 /Oct /2010 07:00

PLEURS-D-ENCRE-copie-1.jpg
Pleurs d'Encre

Denise Doderisse   

 

 

 

 

PRÉSENCE GOMMÉE

  

 

L'encre pleure pour moi 

       déploie sur le buvard bleuté

              des cernes annelés

                      de pleurs violacées

 

Flamme suppliciée

        que foule avec férocité

               ma forte solitude

                      surgie de ta désertion

 

Les cernes s'étrécissent

        en spires serrées fascinantes

                Oublier ton absence

                       Me fondre en ce maléfice

          

                               

                                  Denise Doderisse

                                            

 

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